Société Centrale d’Apiculture

Pollinisatrice et sentinelle de l’environnement, l’abeille est en danger. Protégeons-la !

La Société Centrale d’Apiculture (S.C.A.) a été créée il y a plus de 150 ans pour contribuer à la survie de l’Abeille, en luttant contre les pratiques apicoles ancestrales (étouffage) qui conduisaient pratiquement à détruire les colonies fortes et donc à favoriser la pérennité des souches génétiquement les plus faibles.

Reconnue d’utilité publique en Mars 1900, la S.C.A. a fortement contribué à l’interdiction de ces pratiques au début du XXe siècle.

Organisatrice de plusieurs expositions et congrès, elle est à l’origine de la création de nombreux groupements apicoles.

La S.C.A. qui s’est donné pour objectif la diffusion des connaissances scientifiques et leur vulgarisation, n’a jamais cessé sa mission de formation des adultes au Rucher École du Jardin du Luxembourg et plus récemment, des enfants au Rucher Pédagogique du Parc Georges Brassens.

Depuis plusieurs dizaines d’années, l’Abeille est menacée par les pesticides abondamment utilisés en agriculture intensive, et aujourd’hui par l’introduction dans notre environnement des plantes génétiquement modifiées (O.G.M.) dont les conséquences pourraient se révéler catastrophiques pour les insectes pollinisateurs et par voie de conséquence pour l’Homme.

La reconnaissance du rôle essentiel de l’Abeille dans les écosystèmes et dans la préservation des équilibres naturels est désormais au cœur des préoccupations de notre association.

Pollinisatrice et sentinelle de l’environnement, l’abeille est en danger. Protégeons-la !

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Une saison apicole au Jardin d'acclimatation


Georges Fleury
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Rucher Jardin d’acclimatation
cliché G. Fleury

Par une journée ensoleillée de novembre 2009, quatre colonies d’abeilles Buckfast élevées au rucher du Parc Georges Brassens arrivent au Jardin d’Acclimatation, accueillies par les « animaliers », Pauline et Christophe, anciens élèves au rucher du Luxembourg. Les ruches reviennent dans les lieux qu’elles occupaient il y a un siècle et demi lorsque le président de la Société Centrale d’Apiculture était également secrétaire de la Société Zoologique d’Acclimatation, nom que portait alors le Jardin. Très vite « acclimatées », les abeilles découvrent leur nouveau domaine et ses pensionnaires ; entre autres, les paons qui ne tardent pas à venir parader sur le toit de leur demeure et bien sûr, à deux pas du rucher, le couple d’ours, Gaspard et Victorine, qui les attendaient avant d’entrer en hibernation.

Dès les premiers rayons de soleil, elles découvrent la flore arboricole de leur Jardin et celle plus variée encore du Bois de Boulogne : pruniers et cerisiers ornementaux, érables, marronniers, acacias, tilleuls et sophoras - seuls les châtaigniers manquent à l’appel – ainsi que les terrasses toujours fleuries des immeubles de Neuilly, la commune avoisinante ; venant du 15ème arrondissement elles ne doivent pas se sentir trop dépaysées. A l’exception de l’une d’entre elles dont la progression est lente, les colonies se développent normalement et malgré deux remérages intempestifs, la première récolte effectuée début juillet par les « animaliers » du Jardin avec l’aide de la SCA, en particulier de Claude Richard qui pour la circonstance n’a pas hésité à « tomber la veste », est abondante : 140 kg ; il faut dire qu’une colonie à elle seule -et après division- a rempli sept hausses ! (et en remplira d’ailleurs deux autres avant fin août ). Le miel immédiatement goûté est parfumé et, présence de tilleuls oblige, légèrement mentholé. Mis en pots après décantation, il est proposé à la vente dans la boutique du Jardin ; très apprécié par ceux qui le goûtent, en particulier par Gaspard, auquel il est donné mélangé à ses médicaments. Les habitués du Jardin téléphonent pour demander de leur en mettre de côté et rapidement, le « stock » est épuisé. La seconde récolte de fin août est bien sûr moins abondante : juste 40 kg pour apprécier le miel à dominante sophora, plus doux mais moins goûteux.

Après la division effectuée en mai, ce sont maintenant cinq colonies, qui après traitement et nourrissement et pour trois d’entre elles, remèrage, vont hiverner en attendant impatiemment les beaux jours, comme d’ailleurs les employés du Jardin dont le but est d’accroître leur formation apicole afin de devenir, à terme, autonomes. L’année 2011 verra également la réalisation et la mise en service de la miellerie configurée aux normes européennes.

Durant cette saison, Jean-Baptiste Faÿ, Yves Pignot, et moi-même avons apprécié la disponibilité, l’écoute et le professionnalisme de l’équipe du Jardin et nous remercions tous Claude Richard pour les conseils pratiques qu’il nous a prodigués lorsque nous nous posions des questions sur cette abeille Buckfast dont le comportement, par certains aspects, est quelque peu différent de celui de l’abeille locale.

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Miel du Jardin d’acclimatation
cliche G. Fleury


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Dernière mise à jour du site : mardi 20 décembre 2016

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