Société Centrale d’Apiculture

Pollinisatrice et sentinelle de l’environnement, l’abeille est en danger. Protégeons-la !

La Société Centrale d’Apiculture (S.C.A.) a été créée il y a plus de 150 ans pour contribuer à la survie de l’Abeille, en luttant contre les pratiques apicoles ancestrales (étouffage) qui conduisaient pratiquement à détruire les colonies fortes et donc à favoriser la pérennité des souches génétiquement les plus faibles.

Reconnue d’utilité publique en Mars 1900, la S.C.A. a fortement contribué à l’interdiction de ces pratiques au début du XXe siècle.

Organisatrice de plusieurs expositions et congrès, elle est à l’origine de la création de nombreux groupements apicoles.

La S.C.A. qui s’est donné pour objectif la diffusion des connaissances scientifiques et leur vulgarisation, n’a jamais cessé sa mission de formation des adultes au Rucher École du Jardin du Luxembourg et plus récemment, des enfants au Rucher Pédagogique du Parc Georges Brassens.

Depuis plusieurs dizaines d’années, l’Abeille est menacée par les pesticides abondamment utilisés en agriculture intensive, et aujourd’hui par l’introduction dans notre environnement des plantes génétiquement modifiées (O.G.M.) dont les conséquences pourraient se révéler catastrophiques pour les insectes pollinisateurs et par voie de conséquence pour l’Homme.

La reconnaissance du rôle essentiel de l’Abeille dans les écosystèmes et dans la préservation des équilibres naturels est désormais au cœur des préoccupations de notre association.

Pollinisatrice et sentinelle de l’environnement, l’abeille est en danger. Protégeons-la !

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L'abeille en danger

publié dans l'Abeille de France N°936 (mai)


Protection de l’abeille

La Société Centrale d’Apiculture vous invite à utiliser ce texte réalisé à l’attention du grand public. Il vient compléter nos articles parus en mars : « Les pesticides en question » et « Les OGM en question » Lorsque vous utiliserez ce texte, ayez l’obligeance d’en mentionner la source : Société Centrale d’Apiculture.

L’abeille en danger

Insecte pollinisateur, l’abeille est menacée par l’utilisation massive des pesticides, comme beaucoup d’autres espèces. Les insecticides, à molécules neurotoxiques sont particulièrement redoutables. Fréquemment utilisés en enrobage des graines et souvent systémiques, leur principe actif se diffuse dans toutes les parties végétatives de la plante (pollen compris).

En butinant, l’abeille absorbe les toxines dont les effets sont variables selon les doses ingérées :
- perte rapide de ses capacités d’orientation et impossibilité de retrouver la ruche,
- mort dans les 24 h si la dose létale est atteinte,
- mort après plusieurs jours par ingestion répétée lors des récoltes successives (cette toxicité chronique est la plus sournoise, car plus difficile à détecter).

Certaines molécules (imidaclopride, fipronil) ont été suspendues d’utilisation sur maïs et tournesol, avec confirmation de la décision par le Conseil d’État. [1]

Elles n’ont pour autant pas été définitivement interdites. Pourtant les dégâts sont considérables : perte de milliers de ruches (sans compter les essaims sauvages), diminution des populations d’abeilles, avec pour conséquence la réduction du nombre d’apiculteurs. [2]

D’autres molécules de même famille (clothianidine) sont cependant en cours d’homologation.

On peut envisager d’autres méthodes : la lutte biologique contre les parasites diminue considérablement le recours aux pesticides (par exemple, avec un retour à l’assolement triennal). Cela pourrait aussi éviter l’utilisation de certaines Plantes Génétiquement Modifiées, auto-productrices de leurs propres insecticides internes. Cela pourrait permettre à l’abeille et aux autres insectes pollinisateurs de continuer à participer à la production de plantes et de fruits de qualité, et plus largement de générer la biodiversité végétale, source de vie, comme elle l’a fait depuis 150 millions d’années.

Sentinelle de l’environnement, l’abeille, en première ligne, nous avertit en mourant.
Elle nous préserve, protégeons-la.

Notes

[1] Avis du Conseil d’État du 28/04/06.

[2] Récemment, en Espagne, les apiculteurs galiciens ont perdu 75% de leur cheptel. Dans certaines régions de France, la perte s’élève à 50 % ou plus.



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Dernière mise à jour du site : vendredi 27 octobre 2017

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