Société Centrale d’Apiculture

Pollinisatrice et sentinelle de l’environnement, l’abeille est en danger. Protégeons-la !

La Société Centrale d’Apiculture (S.C.A.) a été créée il y a plus de 150 ans pour contribuer à la survie de l’Abeille, en luttant contre les pratiques apicoles ancestrales (étouffage) qui conduisaient pratiquement à détruire les colonies fortes et donc à favoriser la pérennité des souches génétiquement les plus faibles.

Reconnue d’utilité publique en Mars 1900, la S.C.A. a fortement contribué à l’interdiction de ces pratiques au début du XXe siècle.

Organisatrice de plusieurs expositions et congrès, elle est à l’origine de la création de nombreux groupements apicoles.

La S.C.A. qui s’est donné pour objectif la diffusion des connaissances scientifiques et leur vulgarisation, n’a jamais cessé sa mission de formation des adultes au Rucher École du Jardin du Luxembourg et plus récemment, des enfants au Rucher Pédagogique du Parc Georges Brassens.

Depuis plusieurs dizaines d’années, l’Abeille est menacée par les pesticides abondamment utilisés en agriculture intensive, et aujourd’hui par l’introduction dans notre environnement des plantes génétiquement modifiées (O.G.M.) dont les conséquences pourraient se révéler catastrophiques pour les insectes pollinisateurs et par voie de conséquence pour l’Homme.

La reconnaissance du rôle essentiel de l’Abeille dans les écosystèmes et dans la préservation des équilibres naturels est désormais au cœur des préoccupations de notre association.

Pollinisatrice et sentinelle de l’environnement, l’abeille est en danger. Protégeons-la !

en savoir plus…
abeilleProtégez-moi!
Diminuer la police Revenir à la taille par défaut Augmenter la police

Lou Romanissat

publié dans l'Abeille de France N°839 (septembre)

C’est avec beaucoup de poésie que Henri-Jean Poudou décrit la région qui le voit pratiquer l’apiculture depuis bientôt 70 ans. Protégeons cette nature généreuse, trop souvent agressée par les vendeurs de chimie.


Henri-Jean Poudou

Dans les zones de garrigues où se plaisent les romarins, il n’est guère de village qui n’ait son « ROMANISSAT ». Ce nom évoque une pente ensoleillée, un plateau caillouteux, une combe abritée. Là, quand le romarin est fleuri, c’est une féerie pour les yeux, pour l’odorat, pour l’ouïe : bleu est le ciel, bleue est la garrigue, capiteuse et sub¬tile en est l’odeur, enchanteur le bourdonnement des abeilles joyeuses.

En hiver, quand la nature s’endort, le « ROMANISSAT » [1] n’est jamais monotone ; il garde son caractère particulier, ses effluves et quelques fleurs gages du printemps. Entre les touffes de romarin, on découvre la globulaire si bleue, le petit narcisse. C’est que nos romarins sont généreux, ils abritent volontiers de merveilleuses fleurettes : le thym tou¬jours présent, la dorycnie si affectionnée des abeilles, la luxuriante touffe de lavande-aspic, le ciste… Des non mellifères aussi, mais si belles : la tulipe sang et or, l’iris peu élevé, les aphyllanthes bleus comme le ciel, les mystérieuses fleurs-abeilles (orchidées)…

Nulle part ailleurs l’on ne trouve si grande diversité de flore que dans les « Roma-nissats ». Ils sont prévoyants aussi, ces braves romarins, ils savent qu’il faut freiner un peu la pousse des graminées. Ainsi, la vraie garrigue à romarin est-elle peu sensible aux incendies. Mais, comme toutes vies, ils ont leur fragilité les « Romanissats ». Je me souviens quand tout jeune, transporté de joie, je découvrais un parterre de tulipes parsemé de narcisses entre les bourdonnantes touffes de romarins, jalonnées d’orgueilleux aspho¬dèles… Trente ans après ce « Romanissat » n’est plus que genévriers, épines, pins. Toutes plantes qui ne savent pas fleurir sont mornes ; elles ne savent pas sourire, elles ne connaissent pas l’amour. Pour rester beau et sublime, le « Romanissat » a besoin du bour¬donnement des abeilles, du chant du berger et du bêlement de son troupeau.

Apiculteurs, amis des abeilles, c’est au-dessus des « Romanissats » que vous décou¬vrirez les « bals des abeilles », ces sites géographiques toujours les mêmes depuis les temps géologiques, où les reines et les mâles se retrouvent pour les amours. L’alouette, l’oiseau du Languedoc, affectionne elle aussi les « Romanissats ». C’est là, très haut dans l’azur, au-dessus de sa couvée, qu’elle lance son « Que té fa, fa li » que le poète traduit par « aime qui t’aime ». Enfin, amoureux de la nature, savez-vous qu’avec les troupeaux reviennent lièvres, perdreaux, grives, etc…

Boysède, Automne 1977

Notes

[1] Prononcer “Lou Roumanissat”

II n’est produit de miel de romarin que sur le littoral français du golfe du Lion sur la bande littorale espagnole et un peu en Tunisie



Société Centrale d'Apiculture - Réalisation et conception Polygoon Design © 2008

Dernière mise à jour du site : mardi 6 juin 2017

À propos de ce site - Sauf mention contraire, le contenu de ce site est sous contrat Creative Commons :
Paternité-Pas d'Utilisation Commerciale-Pas de Modification