Société Centrale d’Apiculture

Pollinisatrice et sentinelle de l’environnement, l’abeille est en danger. Protégeons-la !

La Société Centrale d’Apiculture (S.C.A.) a été créée il y a plus de 150 ans pour contribuer à la survie de l’Abeille, en luttant contre les pratiques apicoles ancestrales (étouffage) qui conduisaient pratiquement à détruire les colonies fortes et donc à favoriser la pérennité des souches génétiquement les plus faibles.

Reconnue d’utilité publique en Mars 1900, la S.C.A. a fortement contribué à l’interdiction de ces pratiques au début du XXe siècle.

Organisatrice de plusieurs expositions et congrès, elle est à l’origine de la création de nombreux groupements apicoles.

La S.C.A. qui s’est donné pour objectif la diffusion des connaissances scientifiques et leur vulgarisation, n’a jamais cessé sa mission de formation des adultes au Rucher École du Jardin du Luxembourg et plus récemment, des enfants au Rucher Pédagogique du Parc Georges Brassens.

Depuis plusieurs dizaines d’années, l’Abeille est menacée par les pesticides abondamment utilisés en agriculture intensive, et aujourd’hui par l’introduction dans notre environnement des plantes génétiquement modifiées (O.G.M.) dont les conséquences pourraient se révéler catastrophiques pour les insectes pollinisateurs et par voie de conséquence pour l’Homme.

La reconnaissance du rôle essentiel de l’Abeille dans les écosystèmes et dans la préservation des équilibres naturels est désormais au cœur des préoccupations de notre association.

Pollinisatrice et sentinelle de l’environnement, l’abeille est en danger. Protégeons-la !

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Visite à Ouessant, conservatoire de l'abeille noire bretonne


Gilbert Prouveur

Pourquoi cette visite, et quelles en sont les raisons ?

Nous avions entrepris l’élevage de reines au rucher du domaine de St Cloud (SCA) et au rucher de St Nom la Bretèche en 1972 en sélectionnant les mères issues de deux souches identifiées ; c’était important de savoir si cela marcherait : nous avions à chaque fois deux à trois colonies, avec lesquelles nous reproduisions les futures. Nous sommes arrivés à des graphiques qui renforcent les qualités recherchées.

Cela a duré jusqu’en 1991, qui a vu le déménagement obligé du rucher de St Nom. Pendant cette période, étant donné les difficultés rencontrées (problèmes de terrain et de permis de construire), nous avons perdu la race (en classe 12 de RUTTNER) et pris celle de Monsieur GAILLARD (Président de la SCA à cette époque) qui continuait la sélection en classe 13. II nous a fourni une ruche capable d’assurer la reproduction.

En 2003 il a fallu déménager une deuxième fois et puis j’ai pris connaissance du numéro spécial de l’O.P.I.D.A (Abeille Noire Bretonne). En même temps je côtoyais Madame Frédérique LORENZI, (Madame Lorenzi a été membre de l’ASPRONA, secrétaire générale de la Fédération Française d’Economie Montagnarde (FFEM) de 1986 à 1999, avant d’entrer à la Commission Européenne à Bruxelles au Secrétariat général).

Cela a provoqué le déclenchement, par son intermédiaire, de la prise de contact avec Monsieur COLLEOC à CHATEAUNEUF DU FAOU, lui indiquant que nous allions sur place à OUESSANT le week-end du 27.04 au 01.05.2007. II répondit que justement une équipe serait présente lors de cette visite et qu’il avait transmis la présidence à son ami Jacques KERMAGORET.

C’est ainsi que nous avons fait connaissance de l’ABEILLE NOIRE BRETONNE.

La sélection des souches raceuses se fait sur des bases scientifiques, en collaboration avec l’U.B.O. de Brest. Un conservatoire de 120 ruches existe, dans le cadre de l’isolat géographique qu’est l’île d’OUESSANT
(il est impossible d’y pénétrer depuis la terre continentale).

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carte de l’île d’Ouessant

La maîtrise de l’élevage est absolument parfaite, des groupes de sélection et d’élevage de plusieurs régions de la France fonctionnent avec eux.

Installés depuis deux jours sur l’île, nous accueillons les travailleurs à l’arrivée du bateau : il s’agit de Jacques KERMAGORET, Michel BLOAS, Bertrand BEGOC, Serge LE DUC, Steven CREOFF, Patrick LE CUNFF (tous ont des activités très diverses, comme il se doit en apiculture).
Ils nous prennent en charge pour nous conduire dans le premier rucher.

La visite est très spectaculaire : les ruches sont d’un calme ! L’arrivée de six volontaires, plus nous cinq (Frédérique LORENZI, Bernadette LE NOUVEL, Pierrette LE MARTRET, Sylvie PROUVEUR et moi-même) ne les dérangeant pas.
Les gens travaillent avec ou sans masques.
Il faut dire que les ruches, étant donné que les ressources de nectar sont peu abondantes actuellement, il n’y a aucun arbre en OUESSANT, les floraisons sont un peu tardives, et que ce que l’on appelle la visite de printemps commence aujourd’hui 1er mai, les colonies présentent trois ou quatre cadres de couvain.

Une chose dont je vois la réalisation me stupéfait : à chaque visite on marque les reines nées en automne : Monsieur Serge LE DUC repère sur le cadre la reine, la prend avec le pouce et l’index par le thorax, fait un mouvement rapide et présente la reine en position pour recevoir des mains de Monsieur Jacques KERMAGORET la goutte qui la marquera, de couleur blanche cette fois-ci.

Et puis nous avons visité le magasin piloté par Monsieur Bertrand BEGOC : c’est un local où règne un ordre révélateur de la cohésion d’un groupe attelé à une tâche si importante nécessitée par les 120 ruches à entretenir et à conduire pour la production de reines.
J’ai offert à Monsieur KERMAGORET de lui faire l’indice cubital de ses colonies, le résultat est inscrit page suivante.

Portfolio



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Dernière mise à jour du site : lundi 27 février 2017

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