Société Centrale d’Apiculture

Pollinisatrice et sentinelle de l’environnement, l’abeille est en danger. Protégeons-la !

La Société Centrale d’Apiculture (S.C.A.) a été créée il y a plus de 150 ans pour contribuer à la survie de l’Abeille, en luttant contre les pratiques apicoles ancestrales (étouffage) qui conduisaient pratiquement à détruire les colonies fortes et donc à favoriser la pérennité des souches génétiquement les plus faibles.

Reconnue d’utilité publique en Mars 1900, la S.C.A. a fortement contribué à l’interdiction de ces pratiques au début du XXe siècle.

Organisatrice de plusieurs expositions et congrès, elle est à l’origine de la création de nombreux groupements apicoles.

La S.C.A. qui s’est donné pour objectif la diffusion des connaissances scientifiques et leur vulgarisation, n’a jamais cessé sa mission de formation des adultes au Rucher École du Jardin du Luxembourg et plus récemment, des enfants au Rucher Pédagogique du Parc Georges Brassens.

Depuis plusieurs dizaines d’années, l’Abeille est menacée par les pesticides abondamment utilisés en agriculture intensive, et aujourd’hui par l’introduction dans notre environnement des plantes génétiquement modifiées (O.G.M.) dont les conséquences pourraient se révéler catastrophiques pour les insectes pollinisateurs et par voie de conséquence pour l’Homme.

La reconnaissance du rôle essentiel de l’Abeille dans les écosystèmes et dans la préservation des équilibres naturels est désormais au cœur des préoccupations de notre association.

Pollinisatrice et sentinelle de l’environnement, l’abeille est en danger. Protégeons-la !

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Regard sur la saison apicole 2007 au rucher du Parc Georges Brassens


Claude Richard
Conservateur du rucher
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Claude Richard et Yves Le Cunuder

Que dire du déroulement du temps hivernal ? Dans son ensemble cette saison fut comme à son habitude tempérée, comme le sont en moyenne les hivers parisiens.

Seule la tranquillité du rucher et le poids des ruches sont à surveiller. Quelques morceaux de pain de candi sont distribués aux jours de janvier lorsque le soleil remonte lentement du sud, afin de tempérer quelque peu l’impatience de nos avettes et leur apporter une meilleure confiance en leur avenir. _ Par de beaux après-midi ensoleillés de janvier et février, les vols de propreté par leur volume d’abeilles, permettent quelques remarques positives sur la santé des colonies.
Dans l’ensemble nos protégées ont passé allègrement ce cap difficile et dès la mi-février de nombreux berceaux de futures abeilles apparaissent déjà, les mères étant reparties en ponte depuis un certain temps. Pourtant, une colonie nous pose de sérieux problèmes et notre science ne peut rien face à sa décrépitude.
Une jeune mère est à la tête de cette ruche, elle y est introduite à la fin septembre de l’année précédente ; son comportement semble celui d’une mère de qualité : elle apporte un couvain serré, compact, les jeunes abeilles apparaissent d’un physique solide, leur comportement est calme, la colonie en octobre novembre est puissante. Et pourtant ! Les mortalités sont importantes la masse d’abeilles diminue peu à peu.
A la fin février une visite approfondie s’impose, aucun symptôme pathogène visuel n’apparaît, le couvain est toujours aussi groupé mais son importance faiblit, les abeilles ont toujours leur belle apparence physique. La colonie est resserrée sur six cadres.
Ce n’est que vers la fin mars que la reine est retirée et le reste des abeilles est mis en demeure d’élever de jeunes mères sur un couvain d’une ruche performante.
Il nous faut attendre l’arrivée des princes, impératif. Une jeune reine est née bien vigoureuse. Rapidement la colonie se renforce, s’étoffe à nouveau pour nous apporter des résultats plus que positifs.

Quelle conclusion apporter à ce problème ? Que s’est-il passé, est-ce un virus pathogène ? Une reine de belle apparence physique qui semble dégager de grandes qualités mais mettant au monde une descendance peu résistante, à la santé médiocre ? Allez savoir !

Au printemps, la saison débute comme dans beaucoup de régions de France avec un certain dynamisme, la température clémente aidant. Les couvains se sont rapidement développés, comme c’est souvent le cas au rucher du parc et posent quelquefois des problèmes d’approvisionnement particulièrement en avril. Avril 2007 est un mois exceptionnellement riche qui a bouté la nature hors de ses bourgeons provoquant une floraison riche et abondante fortifiant ainsi nos colonies.
Ce dynamisme se répercute sur la floraison des tilleuls qui pour nous est la seconde récolte après celle de printemps. Cette récolte est effectuée la 2ème quinzaine de juin, elle est riche et abondante. Le miel ne dépasse pas 17 % d’humidité malgré le temps pluvieux de juin, c’est le gage d’un miel de longue conservation. Miel typiquement parisien de saveur mentholée (pourcentage important de tilleul). Des réflexions approfondies sont à faire sur les qualités gustatives de ces miels : la flore des tilleuls parisiens est extrêmement variée, apportant des saveurs autres que le classique tilleul cordata des campagnes.
Les pluies abondantes de l’été vont ralentir considérablement les futures récoltes. Les sophoras, plantes estivales, apportent en principe une récolte non négligeable particulièrement pour les corps de ruche, ils débuteront leur floraison à la mi-juillet sous la pluie et le manque de chaleur.
Il faudra attendre le 15 août pour que les conditions météo s’améliorent. Ces déconvenues nous obligeront à ne faire que trois levées cette année au lieu de quatre les années précédentes.
Et pourtant malgré ces problèmes de météo de l’été, 2007 nous aura apporté son lot de satisfaction quant à la production de miel ; cette production restera encore très positive, supérieure sur beaucoup d’endroits à la campagne, puisque la moyenne sera de 70 à 80 kg par ruche et quelquefois plus.
Nos colonies sont restées fortes toute la saison malgré quelques essaimages. Une fois de plus ces résultats apportent la preuve que nos avettes vivent dans un milieu équilibré ne sont nullement perturbées par l’agitation humaine ; elles trouvent de quoi vivre sainement et grassement.
Si la récolte de nectar est très abondante, c’est surtout vers le pollen qu’il faut se pencher pour comprendre en partie cette réussite. Le champ pollinifère parisien est très riche et varié, nos protégées n’ont pas besoin de prélever certains pollens de graminées, sorte d’ersatz pour compléter leur récolte. Domaine pollinique riche est synonyme de colonies populeuses et d’abeilles robustes.

2007 nous aura apporté comme d’habitude son lot de problèmes, de réflexions, mais aussi de satisfactions. Et maintenant préparons avec optimisme la campagne 2008.

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Affiche


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Dernière mise à jour du site : vendredi 27 octobre 2017

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