Société Centrale d’Apiculture

Pollinisatrice et sentinelle de l’environnement, l’abeille est en danger. Protégeons-la !

La Société Centrale d’Apiculture (S.C.A.) a été créée il y a plus de 150 ans pour contribuer à la survie de l’Abeille, en luttant contre les pratiques apicoles ancestrales (étouffage) qui conduisaient pratiquement à détruire les colonies fortes et donc à favoriser la pérennité des souches génétiquement les plus faibles.

Reconnue d’utilité publique en Mars 1900, la S.C.A. a fortement contribué à l’interdiction de ces pratiques au début du XXe siècle.

Organisatrice de plusieurs expositions et congrès, elle est à l’origine de la création de nombreux groupements apicoles.

La S.C.A. qui s’est donné pour objectif la diffusion des connaissances scientifiques et leur vulgarisation, n’a jamais cessé sa mission de formation des adultes au Rucher École du Jardin du Luxembourg et plus récemment, des enfants au Rucher Pédagogique du Parc Georges Brassens.

Depuis plusieurs dizaines d’années, l’Abeille est menacée par les pesticides abondamment utilisés en agriculture intensive, et aujourd’hui par l’introduction dans notre environnement des plantes génétiquement modifiées (O.G.M.) dont les conséquences pourraient se révéler catastrophiques pour les insectes pollinisateurs et par voie de conséquence pour l’Homme.

La reconnaissance du rôle essentiel de l’Abeille dans les écosystèmes et dans la préservation des équilibres naturels est désormais au cœur des préoccupations de notre association.

Pollinisatrice et sentinelle de l’environnement, l’abeille est en danger. Protégeons-la !

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du XIXème au XXIème sciècle

L'abeille et la fleur ou comment on devient apiculteur


Henri-Jean POUDOU [*]

Les pièces en monnaies de billon avaient encore cours dans les années 1920. Faites d’un alliage de cuivre, elles présentaient un bel aspect brillant, du moins tant qu’elles étaient encore neuves. Il circulait des un-sou et des deux-sous (5 et 10 centimes), des Napoléon III et des République, à peu près à parties égales me semble-t-il, avec parfois quelques pièces italiennes à l’effigie de Victor-Emmanuel III dont le côté pile s’ornait d’une élégante abeille (Apis ligustica sans aucun doute !). Les commerçants les acceptaient, surtout de la part d’un enfant qui venait acheter pour un sou de bonbons à l’épicerie.
Je préférais les garder car cette abeille sur une fleur me faisait toujours rêver, d’autant que nous les chantions à la petite école, entre 5 et 7 ans :

11 fait jour, le ciel est rosé,
l’horizon vermeil.
Quand la lune se repose,
lève-toi soleil,
Car j’entends sous la feuillée
les oiseaux siffleurs.
Et l’abeille réveillée
dit bonjour aux fleurs

J’étais loin, à mes sept ans, d’imaginer que l’abeille tiendrait une si grande place dans ma vie…
Cependant, plus que le sou italien et plus que la chanson de l’école, les anecdotes, que nous rapportaient mes parents et notre grand-tante Germaine, entretenaient mes pensées. Je savais les bucs du rucher couvert construit par l’arrière-grand-père Marty, leur récolte qu’effectuait Mariettou de la Mirabèla, son épouse, aidée par Germaine, ceux qu’avait fabriqués notre grand-père Poudou, leur brescar par Annou son épouse, aidée par Clémentine la voisine, la belle ruche Dadant installée par mon père, toute bourdonnante sous l’abri du rocher, au dessus de la maison, mais aussi la colonie sauvage nichée dans une cavité en haut de la falaise du Pont-de-la mèl, et plus encore celle de Cavayé, qui était à portée de la main, et sur le seuil de laquelle s’était déposée au fil des ans une épaisseur de propolis de quatre bons centimètres.

Elle faisait alors mon admiration et je me disais, émerveillé, que cette colonie devait être là bien avant la venue des hommes en Corbières.
À cette époque, les pins n’avaient pas encore envahi les garrigues. Le Romarin était omniprésent, les récoltes annuellement abondantes. On ne sucrait journellement qu’au miel, mais pour soigner un rhume on achetait du sucre. C’était nouveau et donc meilleur !
… Dans un tel contexte, il ne manquait qu’un petit déclic pour que s’épanouisse un grand amour pour les abeilles et les fleurs, et que je devienne abelhaire. Fin juin 1940, je faisais ma première récolte sur la Dadant paternelle…
Aidé par mon père, à mes débuts, puis avec Geneviève, ma courageuse sœur, tandis que notre maman assurait la gestion, nous avons multiplié les ruchers…
En ce début du XXIe siècle,

Ici, à Boysède
Dans un site sauvage des Corbières
Vous découvrirez la cité
Merveilleuse des abeilles
Les plus précieuses fleurs
de la garrigue
Toute la gamme de ses miels
Vous visiterez notre installation
Et notre moulin de fondation
Carolingienne
Nous vous parlerons
de ses légendes

Les abeilles transportent à la ruche, le nectar butiné sur les fleurs. Là, elles le transforment en miel.
Le miel, liquide à la récolte, cristallise plus ou moins rapidement, et à grain plus ou moins fin, suivant la flore.
En cours d’extraction et de mise en pot, nos miels ne dépassent jamais la température physiologique de la ruche.
Avec le froid, une pellicule dite “ Fleur de miel ” se produit en surface, ainsi que des traces blanches contre la paroi du pot. Le pollen, récolté également sur les fleurs, sert à la nourriture des abeilles et des humains.

Notes

[*] Apiculteur au Moulin de Boysède, 11220 LAGRASSE



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Dernière mise à jour du site : vendredi 13 octobre 2017

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