Société Centrale d’Apiculture

Pollinisatrice et sentinelle de l’environnement, l’abeille est en danger. Protégeons-la !

La Société Centrale d’Apiculture (S.C.A.) a été créée il y a plus de 150 ans pour contribuer à la survie de l’Abeille, en luttant contre les pratiques apicoles ancestrales (étouffage) qui conduisaient pratiquement à détruire les colonies fortes et donc à favoriser la pérennité des souches génétiquement les plus faibles.

Reconnue d’utilité publique en Mars 1900, la S.C.A. a fortement contribué à l’interdiction de ces pratiques au début du XXe siècle.

Organisatrice de plusieurs expositions et congrès, elle est à l’origine de la création de nombreux groupements apicoles.

La S.C.A. qui s’est donné pour objectif la diffusion des connaissances scientifiques et leur vulgarisation, n’a jamais cessé sa mission de formation des adultes au Rucher École du Jardin du Luxembourg et plus récemment, des enfants au Rucher Pédagogique du Parc Georges Brassens.

Depuis plusieurs dizaines d’années, l’Abeille est menacée par les pesticides abondamment utilisés en agriculture intensive, et aujourd’hui par l’introduction dans notre environnement des plantes génétiquement modifiées (O.G.M.) dont les conséquences pourraient se révéler catastrophiques pour les insectes pollinisateurs et par voie de conséquence pour l’Homme.

La reconnaissance du rôle essentiel de l’Abeille dans les écosystèmes et dans la préservation des équilibres naturels est désormais au cœur des préoccupations de notre association.

Pollinisatrice et sentinelle de l’environnement, l’abeille est en danger. Protégeons-la !

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La journée de conférences de la SCA du 20 février 2010

Palais du Luxembourg- Salle Clémenceau


T.Duroselle

Pesticides, Plantes Génétiquement Modifiées (PGM) et autorisations de mise sur le marché, quelles conséquences pour les abeilles ?

Au cours de cette journée placée sous la présidence dynamique de Madame Geneviève GAILLARD, députée-maire de Niort, quatre questions cruciales pour l’avenir de l’abeille et plus généralement pour les insectes ont été débattues. Pour chaque question il n’y a pas de réponse simple mais, à des degrés divers, des observations voire des données scientifiques qui alimentent fortement le débat. Ces questions sont sorties maintenant du cadre restreint de l’apiculture pour être saisies par le grand public. L’année internationale de la biodiversité va certainement amplifier ce phénomène. La Société Centrale d’Apiculture se devait de faire le point sur ces sujets et bien entendu de favoriser le débat.

1 - Mieux connaître le frelon asiatique (Vespa velutina nigrithorax)
conférence d’Alain SANDMEYER - responsable du rucher école du Jardin du Luxembourg

Le frelon européen (Vespa crabro) est bien connu pour venir rôder près des ruches et capturer des abeilles. Mais son alimentation se compose aussi de bien d’autres sources de protéines et de sucres. Au printemps les femelles fondatrices recherchent une cavité ou un endroit abrité de la pluie pour édifier le nid qui comptera quelques centaines d’individus (rarement plus de 1000) au plus fort de l’été. Mais dans nos régions, un équilibre naturel s’est établi entre ce frelon et ses proies.
Il n’en va pas de même pour un frelon asiatique (Vespa velutina nigrithorax) qui est arrivé il y a 5 ans environ dans le sud-ouest de la France. Son expansion est rapide. Il cause des dégâts importants aux ruchers. En effet il a une stratégie de développement bien plus sophistiquée que son « cousin » européen. Il est plus précoce et les femelles fondatrices volent dès la fin février. Elles établissent un nid primaire pour élever une première génération d’insectes. Puis un nid secondaire va être construit à peu de distance du premier sur une branche d’arbre et à bonne hauteur le rendant généralement invisible. Ce nid va se développer considérablement par ajouts successifs jusqu’à abriter une population double ou triple de Vespa crabro. C’est à ce moment - période comprise entre juillet et octobre – que ce nid se transforme en une redoutable machine prédatrice, le besoin en protéines étant alors énorme. On estime qu’un nid de Vespa velutina consomme en moyenne 300.000 insectes par an dont 135 000 de nos abeilles.
Ce nouvel envahisseur fait courir deux types de risques. D’une part, aux colonies d’abeilles et autres insectes (en particulier les pollinisateurs). Il peut en effet détruire les colonies non seulement en capturant les abeilles mais aussi par son vol stationnaire devant les entrées de ruche. Le stress ainsi créé empêche les butineuses de sortir. Cette période de fin d’été, début d’automne correspond à une étape cruciale de la vie de la ruche car c’est le moment où se préparent les abeilles d’hiver et se constituent les provisions qui permettront à la colonie de passer la mauvaise saison.
D’autre part sur la population des villes. Comme c’est un insecte arboricole qui peut s’établir n’importe où (pourvu qu’il ait de bonnes sources de bois et d’eau pour élaborer la pâte à papier dont il se sert pour confectionner son nid et de bonnes sources de nourriture et en particulier de protéines grâce à la concentration croissante des ruches) ,il trouvera donc dans les grandes agglomérations des conditions de vie idéales. Ce qui peut représenter une grave menace pour le public.
Que peut-on faire ? Actuellement plusieurs pistes sont explorées : - Le piégeage pour attraper les femelles fondatrices tôt en saison (avant la mi-mai). C’est une époque qui offre semble t-il peu de risques pour les autres insectes. Plusieurs types de pièges ont été décrits, mais il n’y a rien de définitif pour l’instant.
- La recherche active et la destruction des nids : c’est un travail de spécialistes mais qui offre l’avantage d’une destruction avant qu’il n’y ait trop de dégâts sur les ruches alentour et que ne commence la production de la nouvelle génération de femelles fondatrices. Le nid devra alors être détruit par le feu dans les 24 heures pour éviter tout impact sur la faune locale. - Une réduction des entrées de ruches (5 mm) pour l’empêcher de pénétrer dans les ruches.

Cependant des moyens plus efficaces doivent être trouvés comme des phéromones spécifiques rendant son piégeage plus efficace et plus sélectif. Il faut également reconsidérer son statut. D’insecte invasif, il doit être classé comme insecte nuisible (pour les abeilles mais aussi pour bon nombre de productions agricoles…) afin de renforcer la coordination de la lutte.

Portfolio

Effet systémique différences entre la formulation Bt et plantes Bt


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