Société Centrale d’Apiculture

Pollinisatrice et sentinelle de l’environnement, l’abeille est en danger. Protégeons-la !

La Société Centrale d’Apiculture (S.C.A.) a été créée il y a plus de 150 ans pour contribuer à la survie de l’Abeille, en luttant contre les pratiques apicoles ancestrales (étouffage) qui conduisaient pratiquement à détruire les colonies fortes et donc à favoriser la pérennité des souches génétiquement les plus faibles.

Reconnue d’utilité publique en Mars 1900, la S.C.A. a fortement contribué à l’interdiction de ces pratiques au début du XXe siècle.

Organisatrice de plusieurs expositions et congrès, elle est à l’origine de la création de nombreux groupements apicoles.

La S.C.A. qui s’est donné pour objectif la diffusion des connaissances scientifiques et leur vulgarisation, n’a jamais cessé sa mission de formation des adultes au Rucher École du Jardin du Luxembourg et plus récemment, des enfants au Rucher Pédagogique du Parc Georges Brassens.

Depuis plusieurs dizaines d’années, l’Abeille est menacée par les pesticides abondamment utilisés en agriculture intensive, et aujourd’hui par l’introduction dans notre environnement des plantes génétiquement modifiées (O.G.M.) dont les conséquences pourraient se révéler catastrophiques pour les insectes pollinisateurs et par voie de conséquence pour l’Homme.

La reconnaissance du rôle essentiel de l’Abeille dans les écosystèmes et dans la préservation des équilibres naturels est désormais au cœur des préoccupations de notre association.

Pollinisatrice et sentinelle de l’environnement, l’abeille est en danger. Protégeons-la !

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Rucher du Jardin du Luxembourg


L’année apicole

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Promotion 2009
cliché A. Sandmeyer

Arnaud, Sybille, Pauline, Jean Marie, Héloïse sont les benjamins / benjamines (25/27ans) de la 153ème promotion du rucher du jardin du Luxembourg composée de 25 femmes et 38 hommes. Riches de l’enseignement reçu au cours des 6 mois de formation ils vont entrer dans la grande famille des apiculteurs, compléter le maillage très dense et très fragile de la pollinisation principalement réalisé par les petits producteurs.

On utilise parfois le mot domestique pour définir notre abeille il n’en est rien, certes nous l’installons dans de belles ruches qui elles mêmes sont réunies dans des ruchers plus ou moins importants, nous tentons de canaliser ses réactions en essayant de mettre à profit celles qui nous intéressent le plus mais là s’arrête le pouvoir de l’apiculteur, ou plutôt c’est là que s’arrêtait son pouvoir sous réserve d’acquérir les bases indispensables à une bonne conduite apicole. Ce sont toutes ces connaissances que viennent chercher les auditeurs du cours du Luxembourg ; il leur reste ensuite à développer un « savoir faire » au contact de leurs propres abeilles.

Aujourd’hui nous sommes confrontés à varroa, à l’appauvrissement du parc floral de nos butineuses, à l’arrivée d’espèces invasives et destructrices (vespa Velutina), à l’utilisation intensive de pesticides passant de l’ère de la pulvérisation à l’enrobage de semences en mélangeant impunément des molécules homologuées séparément. L’abeille est en danger, tous les insectes pollinisateurs sont en perdition (tiens tiens et pourtant contrairement à nos avettes ils n’ont pas à faire face à varroa ! on nous mentirait !)Tout cela ne décourage pas les candidats au cours d’apiculture, cette année nous avons 200 demandes pour 100 places, le jour des inscriptions les premiers candidats se présentaient à 7h30 au rucher (2h30 avant l’ouverture).

Alain Sandmeyer

Apiculture sans frontières

Les ruchers urbains se multiplient mais en Amérique du Nord il reste des villes à conquérir. Les abeilles ont droit de cité de San Francisco à Atlanta, de Vancouver à Toronto, et même à Dallas. Mais pas à New York, où toute pratique apicole est illégale, tombant sous le coup de l’article 161-01 du Code Sanitaire de la ville. Les abeilles apparaissent dans une liste d’indésirables (ours polaires et alligators inclus) ‘naturellement dangereux’. Toute infraction avérée à la règle est punie d’une amende de 2000 dollars, et entraîne la destruction des colonies.
Cependant des New Yorkais intrépides bravent l’interdit. Ils installent des ruches discrètes (et toujours plus nombreuses) sur les balcons, les toits végétalisés, au fond des jardins communautaires, et le miel de Manhattan se vend sur les marchés locaux. L’Association des Apiculteurs de New York mène une campagne active et inventive pour la légalisation de leur activité. La visite de son président Andrew Coté, de passage en septembre au rucher école du Jardin du Luxembourg, lui a permis d’enrichir ses arguments en faveur d’une coexistence pacifique.

Marie Laure Legroux

Elevage de reines

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Elevage de reines
cliché A. Sa,dmeyer

Quel apiculteur n’a pas souhaité un jour élever ses propres reines, afin d’affiner les qualités de ses reproductrices ? Mais très rapidement, nous tempérons notre enthousiasme, rebutés par des difficultés techniques que nous imaginons insurmontables.

Alain Sandmeyer nous a donc proposé, pour la deuxième année consécutive, un cours complet, théorique et surtout pratique, destiné à nous donner les moyens de surmonter ces difficultés. Se livrer au “picking” dans un couvain, installer un “Cupularve", savoir utiliser un “nuclei” d’élevage, tout ce qui nous semblait impossible à réaliser, est devenu, grâce à l’approche très pédagogique, à la fois décontractée et efficace, de nos instructeurs Alain et Najim, aussi aisé que de poser une hausse supplémentaire sur une ruche ! Fin juin, le cours terminé, nous avions tous vraiment très envie de voir rapidement naître nos premières reines. Envie qu’auront très certainement aussi la quinzaine d’auditeurs qui, en mai-juin 2010, participeront, à leur tour, à cette expérience unique.

Dominique Castel


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Dernière mise à jour du site : lundi 3 avril 2017

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