Société Centrale d’Apiculture

Pollinisatrice et sentinelle de l’environnement, l’abeille est en danger. Protégeons-la !

La Société Centrale d’Apiculture (S.C.A.) a été créée il y a plus de 150 ans pour contribuer à la survie de l’Abeille, en luttant contre les pratiques apicoles ancestrales (étouffage) qui conduisaient pratiquement à détruire les colonies fortes et donc à favoriser la pérennité des souches génétiquement les plus faibles.

Reconnue d’utilité publique en Mars 1900, la S.C.A. a fortement contribué à l’interdiction de ces pratiques au début du XXe siècle.

Organisatrice de plusieurs expositions et congrès, elle est à l’origine de la création de nombreux groupements apicoles.

La S.C.A. qui s’est donné pour objectif la diffusion des connaissances scientifiques et leur vulgarisation, n’a jamais cessé sa mission de formation des adultes au Rucher École du Jardin du Luxembourg et plus récemment, des enfants au Rucher Pédagogique du Parc Georges Brassens.

Depuis plusieurs dizaines d’années, l’Abeille est menacée par les pesticides abondamment utilisés en agriculture intensive, et aujourd’hui par l’introduction dans notre environnement des plantes génétiquement modifiées (O.G.M.) dont les conséquences pourraient se révéler catastrophiques pour les insectes pollinisateurs et par voie de conséquence pour l’Homme.

La reconnaissance du rôle essentiel de l’Abeille dans les écosystèmes et dans la préservation des équilibres naturels est désormais au cœur des préoccupations de notre association.

Pollinisatrice et sentinelle de l’environnement, l’abeille est en danger. Protégeons-la !

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L'associatif, toutes voiles dehors


Gilles Boddaert
Président de la SCA
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transumance en felouque sur le Nil

Les égyptiens faisaient de l’apiculture en naviguant. Moi aussi, d’une certaine manière.

Août 2010. J’ai abandonné mes ruches du Loir et Cher, hausses enlevées, lanières en place. Je sais que, contrairement à 30 ans auparavant, aucune récolte ne leur sera offerte pendant près de deux mois consécutifs.
Alors, la mer est belle, et spi envoyé, le bateau file ses 6 nœuds. De temps à autre, mon mobile sonne ses cocoricos au large de l’île d’Yeu. Alain Sandmeyer, notre conservateur du rucher-école du Jardin du Luxembourg m’annonce une très bonne récolte de 900 kilogrammes ; un responsable du groupement sanitaire me signale quelques problèmes à résoudre ; et Alain Sandmeyer, à la mi-août : peut-être atteindrons-nous la tonne. Il fait grand beau.

Quelques jours après, Alain encore : avec un sourire, je décroche. Gérard Demange vient de décéder au début du mois. Soudain, la mer est glauque.
Le bateau, sous pilote automatique, court sur son erre, et moi, je suis sans voix.

Gérard, hors des feux de la rampe, Gérard le discret, Gérard toujours là, Gérard l’efficace, Gérard connu et reconnu par tous les élèves des cours, Gérard dont chacun savait que l’inéluctable l’attendait mais dont personne ne pouvait accepter la disparition.
J’en connais qui ont pleuré.
Alain confirme la tonne de miel, et même bien au-delà : joli score, grâce au travail de toute une équipe, dont la modestie est exemplaire.

Fin août : mes ruches du Loir et Cher ont maigri de 6 à 8 Kg.
Courant septembre, il faut « les recharger » avec des cadres miel et pollen, enlever les lanières, et les quitter pour un long moment : la rentrée est là.
Les régates d’automne se succèdent : mer agitée, et pire encore, croisée, sportive. Il faut tirer des bords.
Bureaux et conseils d’administration se succèdent ; travaux dans les locaux ; extraordinaires succès des fêtes du miel où celui-ci est vendu en deux heures alors que ces manifestations doivent durer deux jours ; contacts avec nos ruchers partenaires, Jardin d’Acclimatation, Institut National des Jeunes Sourds, Crédit Municipal de Paris, avec la Ville de Paris, avec le Sénat ; prise en charge du nouveau rucher du Parc Départemental de la Courneuve dans un site exceptionnel.

Et puis, Michel Ricard, notre ancien Président et Conservateur de notre rucher école et Claude Richard, notre Conservateur du rucher pédagogique, quittent progressivement leurs responsabilités. Deux personnages, deux caractères, deux poids lourds.
Michel avec son honnêteté, sa rigueur, sa science apicole, son intransigeance aussi parfois, et sa générosité.
Claude, avec son intégrité, sa passion mais pas toujours sa patience, son extraordinaire connaissance pratique et théorique de l’apiculture, ses talents de conteur s’adressant aux enfants et ses quinze ans de dévouement au rucher du Parc Georges Brassens avec son équipe.
Chapeau bas devant eux, ces deux amis proches dont l’énorme charge de travail nous échoit.
La manivelle du winch m’en échappe des mains.

Préparation du congrès et de notre bulletin annuel. L’équipage est sous pression, le foc est presque à contre. Les virements de bord flirtent avec les bouées.
Examen de fin d’année pour les élèves des cours du Jardin du Luxembourg, concours des miels d’Île de France, congrès de Poitiers, travaux au rucher pédagogique, remise des diplômes, assemblées générales et réunions s’enchaînent.

Alors, oublié, Gérard Demange ? Non, il continue, au rappel, avec nous, avec la SCA, toutes voiles dehors.



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Dernière mise à jour du site : mardi 21 février 2017

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