Société Centrale d’Apiculture

Pollinisatrice et sentinelle de l’environnement, l’abeille est en danger. Protégeons-la !

La Société Centrale d’Apiculture (S.C.A.) a été créée il y a plus de 150 ans pour contribuer à la survie de l’Abeille, en luttant contre les pratiques apicoles ancestrales (étouffage) qui conduisaient pratiquement à détruire les colonies fortes et donc à favoriser la pérennité des souches génétiquement les plus faibles.

Reconnue d’utilité publique en Mars 1900, la S.C.A. a fortement contribué à l’interdiction de ces pratiques au début du XXe siècle.

Organisatrice de plusieurs expositions et congrès, elle est à l’origine de la création de nombreux groupements apicoles.

La S.C.A. qui s’est donné pour objectif la diffusion des connaissances scientifiques et leur vulgarisation, n’a jamais cessé sa mission de formation des adultes au Rucher École du Jardin du Luxembourg et plus récemment, des enfants au Rucher Pédagogique du Parc Georges Brassens.

Depuis plusieurs dizaines d’années, l’Abeille est menacée par les pesticides abondamment utilisés en agriculture intensive, et aujourd’hui par l’introduction dans notre environnement des plantes génétiquement modifiées (O.G.M.) dont les conséquences pourraient se révéler catastrophiques pour les insectes pollinisateurs et par voie de conséquence pour l’Homme.

La reconnaissance du rôle essentiel de l’Abeille dans les écosystèmes et dans la préservation des équilibres naturels est désormais au cœur des préoccupations de notre association.

Pollinisatrice et sentinelle de l’environnement, l’abeille est en danger. Protégeons-la !

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Saison apicole au rucher du Parc Georges Brassens


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cliché C.Pulliat

Les ans se suivent et ne se ressemblent guère. A peine une saison se termine qu’une autre commence dès le mois de septembre, un enchaînement irrévocable. Si cette liaison est mal assurée, la saison suivante sera compromise et des problèmes apparaîtront, que ce soit au niveau du nourrissement (réserve de nourriture insuffisante), ruches insuffisamment développées, ou du renouvellement des reines etc. Septembre étant de surcroît un des mois les plus favorables au remplacement de certaines reines vieillissantes qui semblent donner des signes de faiblesse, ou posséder un comportement quelque peu agressif.

N’oublions pas que ce rucher est un rucher urbain et en même temps pédagogique. Chaque année nous remplaçons la moitié des reines (reines de sélection Buckfast). Cette abeille nous apporte des satisfactions auprès des enfants par sa douceur. Or le remérage de l’automne 2009 a été une véritable catastrophe pour le rucher, et a compromis considérablement la campagne 2010. Dix de nos ruches devaient recevoir de nouvelles mères en provenance du Grand Duché du Luxembourg. Malheureusement, le délai entre la date de l’envoi postal et celle du remérage a dépassé les cinq jours et les reines encore vivantes se sont retrouvées au final, pour la plupart d’entre elles, avec des accompagnatrices mortes. C’est là que nous avons pu constater le degré de résistance des reines, bien supérieur à celui des ouvrières : elles sont restées vivantes malgré la disparition des accompagnatrices. Mais ce sont malheureusement des mères très affaiblies que nous avons introduites dans les ruches à rémérer : des mères qui avaient perdu leur personnalité, avec une émission phéromonale pratiquement éteinte. Seulement deux de ces mères ont pu assurer le relais, une continuité, les autres n’ont pas été acceptées. Il est évident qu’à l’époque où nous nous situons (mi- septembre) un élevage royal est pratiquement sans espoir. D’où provient cet accident ? Ce désagrément important est vraisemblablement dû au transport.

Depuis de nombreuses années la SCA est en relation avec une maison d’élevage et de sélection, qui nous fournit nos nouvelles reines. Il est important de préciser que nous n’avions précédemment jamais eu de déboires mais plutôt bien des satisfactions quant à la qualité des mères reçues.

Ce handicap fut en partie compensé par la livraison de cinq ruchettes originaires de la maison Lerouge, ruchettes de qualité, très populeuses. Elles furent mises en place au rucher le 8 mai.

Ces difficultés ont compromis considérablement la récolte 2010, particulièrement celle de printemps. La situation s’est quelque peu améliorée sur la floraison des tilleuls, mais il n’empêche que cette campagne 2010 restera médiocre dans nos souvenirs. Elle aura tout de même apporté une récolte de 650 kg.

La saison 2011 est partie sous de meilleurs auspices, des bases plus saines, plus satisfaisantes que 2010. L’apport des nouvelles mères en septembre s’est réalisé sans problème. L’abondante floraison des sophoras a permis à nos abeilles de garnir en partie le corps de leur ruche. En principe tout semble aller bon train. A ceci près que des travaux importants doivent être réalisés au rucher cet hiver, qui consistent à bâtir un abri de stockage du matériel. Il est donc nécessaire de déménager ces dames. Elles iront vraisemblablement passer l’hiver à la campagne : que ce séjour d’air pur … les ramène en pleine forme, les joues roses, afin d’arpenter à nouveau le ciel parisien avec entrain.

Claude Richard


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Dernière mise à jour du site : vendredi 27 octobre 2017

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