Société Centrale d’Apiculture

Pollinisatrice et sentinelle de l’environnement, l’abeille est en danger. Protégeons-la !

La Société Centrale d’Apiculture (S.C.A.) a été créée il y a plus de 150 ans pour contribuer à la survie de l’Abeille, en luttant contre les pratiques apicoles ancestrales (étouffage) qui conduisaient pratiquement à détruire les colonies fortes et donc à favoriser la pérennité des souches génétiquement les plus faibles.

Reconnue d’utilité publique en Mars 1900, la S.C.A. a fortement contribué à l’interdiction de ces pratiques au début du XXe siècle.

Organisatrice de plusieurs expositions et congrès, elle est à l’origine de la création de nombreux groupements apicoles.

La S.C.A. qui s’est donné pour objectif la diffusion des connaissances scientifiques et leur vulgarisation, n’a jamais cessé sa mission de formation des adultes au Rucher École du Jardin du Luxembourg et plus récemment, des enfants au Rucher Pédagogique du Parc Georges Brassens.

Depuis plusieurs dizaines d’années, l’Abeille est menacée par les pesticides abondamment utilisés en agriculture intensive, et aujourd’hui par l’introduction dans notre environnement des plantes génétiquement modifiées (O.G.M.) dont les conséquences pourraient se révéler catastrophiques pour les insectes pollinisateurs et par voie de conséquence pour l’Homme.

La reconnaissance du rôle essentiel de l’Abeille dans les écosystèmes et dans la préservation des équilibres naturels est désormais au cœur des préoccupations de notre association.

Pollinisatrice et sentinelle de l’environnement, l’abeille est en danger. Protégeons-la !

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Le frelon vespa crabro et le lilas


Yves Le Cunuder, mars 2011

En septembre 2010, en marchant dans une allée de mon jardin, je fus intrigué par le vol d’une dizaine de frelons autour d’un jeune plant de lilas donnant au printemps des fleurs blanches et doubles. En regardant de plus près, je vis que d’autres de ces insectes étaient posés par groupes de trois à quatre sur de jeunes rameaux et semblaient être très actifs. En effet ils grignotaient l’écorce et faisaient apparaître le bois blanc. Toutefois les dégâts occasionnés sur l’arbuste étaient minimes.

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Vespa crabro
cliché : Y. Le Cunuder

Ces frelons ne manifestaient aucune agressivité et se laissèrent photographier de près. Mais que cherchaient-ils ? L’édification de nids est terminée et de toute façon ils utilisent à cet effet de très vieux bois et non de jeunes pousses.

A vingt mètres sur la droite se trouvait un autre pied de lilas de la même variété et lui aussi était assailli par des frelons. Par contre sur la gauche un pied de lilas donnant des fleurs mauves et simples ne faisait l’objet d’aucune visite.

De retour à Paris je me rendis à la Société Centrale d’Apiculture et d’Insectologie avec l’intention de consulter un ou plusieurs manuels de la bibliothèque sur le comportement du frelon.

Connaissant le perspicacité de Christine la secrétaire, je la mis au courant de ma démarche et très rapidement elle m’apporta une réponse : à la fin de l’été chez les frelons, les ouvrières se mettent en quête de nourritures protéinées et sucrées pour ravitailler de jeunes reines qui seront les seules à passer l’hiver. Ces ouvrières récoltent la sève de certains arbres et arbustes dont le lilas. Merci Christine.

Je n’avais jamais rencontré ce butinage très particulier. Les nouveaux frelons recommenceront-ils au mois de septembre prochain et le lilas à fleurs mauves peut-être moins attractif sera-t-il un jour visité ? A suivre.



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Dernière mise à jour du site : lundi 3 avril 2017

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