Société Centrale d’Apiculture

Pollinisatrice et sentinelle de l’environnement, l’abeille est en danger. Protégeons-la !

La Société Centrale d’Apiculture (S.C.A.) a été créée il y a plus de 150 ans pour contribuer à la survie de l’Abeille, en luttant contre les pratiques apicoles ancestrales (étouffage) qui conduisaient pratiquement à détruire les colonies fortes et donc à favoriser la pérennité des souches génétiquement les plus faibles.

Reconnue d’utilité publique en Mars 1900, la S.C.A. a fortement contribué à l’interdiction de ces pratiques au début du XXe siècle.

Organisatrice de plusieurs expositions et congrès, elle est à l’origine de la création de nombreux groupements apicoles.

La S.C.A. qui s’est donné pour objectif la diffusion des connaissances scientifiques et leur vulgarisation, n’a jamais cessé sa mission de formation des adultes au Rucher École du Jardin du Luxembourg et plus récemment, des enfants au Rucher Pédagogique du Parc Georges Brassens.

Depuis plusieurs dizaines d’années, l’Abeille est menacée par les pesticides abondamment utilisés en agriculture intensive, et aujourd’hui par l’introduction dans notre environnement des plantes génétiquement modifiées (O.G.M.) dont les conséquences pourraient se révéler catastrophiques pour les insectes pollinisateurs et par voie de conséquence pour l’Homme.

La reconnaissance du rôle essentiel de l’Abeille dans les écosystèmes et dans la préservation des équilibres naturels est désormais au cœur des préoccupations de notre association.

Pollinisatrice et sentinelle de l’environnement, l’abeille est en danger. Protégeons-la !

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Voyage annuel de la SCA


27 mai 2011 : Jardin d’Acclimatation – I.N.J.S.

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Petit train

C’est en train que notre « voyage » a débuté, non pas en TGV mais avec le « Petit Train du Jardin d’Acclimatation » récemment électrifié au départ de la Porte Maillot. Nous sommes accueillis par Christophe Jalladeau, responsable d’exploitation du JDA (incluant le rucher). Nous formons deux groupes pour la visite, l’un conduit par Christophe Jalladeau, l’autre par Olivier Combaret, jardinier.

L’histoire de ce jardin zoologique remonte au second Empire. Napoléon III l’inaugure en 1860. L’objet de ce jardin est d’acclimater des espèces animales exotiques inconnues des visiteurs. En 1900, le parc devient un jardin de loisirs familiaux et éducatifs.
Qu’en est-il aujourd’hui des ours, girafes, chameaux, kangourous… acclimatés à l’origine ?

Le gérant actuel (LVMH) réoriente progressivement le jardin en accueillant des animaux domestiques que nos jeunes habitants des villes n’ont plus l’occasion de rencontrer : ânes, moutons, chèvres et tous les animaux de nos basses-cours.

Néanmoins, le célèbre couple d’ours bruns (Gaspard et Victoire) est toujours là, la grande volière et le pigeonnier sont intactes. On peut aussi admirer Lamas, Aurochs (venant d’Asie et ancêtres de nos bovins) et Daims.

Le Jardin d’Acclimatation a gardé des arbres magnifiques plus que centenaires et qui ont résisté aux tempêtes, Cèdres et Hêtres en particulier. On admire aussi le Jardin Coréen et la maison de Kiso (authentique maison Japonaise en bois).

Citons aussi le rucher installé depuis 2009 dans le cadre d’une convention entre le JDA et la SCA. Trois responsables animaliers du JDA sont désormais opérationels.

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Nous avons agréablement déjeuné sur place entre la Petite Ferme et le Rucher et nous y serions volontairement attardés mais… dès 14 heures, un autocar nous conduisait à l’Institut de Jeunes Sourds (INJS) à Paris dans le 5ème arrondissement.

La visite de l’INJS nous était facilitée suite à l’installation d’un rucher pédagogique monté et suivi par les élèves sous la conduite de Thiery Duroselle. Christophe Vernet, jardinier de l’Institut et responsable du projet apicole, nous a fait les honneurs du rucher et de la miellerie. Un peu d’Histoire.

L’Abbé Charles Michel de l’Epée (1712-1789) rencontre en 1760 deux jeunes filles sourdes et muettes. Dès lors il consacrera sa vie à développer une langue gestuelle c’est-à-dire qu’à un signe correspond une idée et non un mot. Cette approche gestuelle était en opposition avec l’approche par l’alphabet (dactylologie). La Convention ouvre à l’œuvre de l’Abbé de l’Epée l’ancien séminaire de Saint- Magloire que l’INJS occupe actuellement au 254 rue Saint-Jacques.

Lors de notre visite, nous avons admiré les bâtiments de l’ancien séminaire, le parc parfaitement entretenu et le rucher placé dans un petit jardin clos et bien protégé.

28 mai : Musée de l »abeille à Beautheil

Retour sur un site qui a marqué l’enseignement de l’apiculture : BEAUTHEIL en Seine et Marne.

On doit à deux personnalités : Jean Gaillard et André Regard, responsables de la Fédération Départementale des Syndicats Apicoles de Seine et Marne en 1967, l’initiative d’ouvrir un rucher école à Beautheil.

A partir de 1970, Beautheil connaît une période de développement ; dès 1970, quelques apiculteurs dispensent des cours dans un petit pavillon/rucher peu confortable.
En 1975, le succès est là : stages d’une semaine pour les uns, formation les samedis pour débutants.
Si Beautheil connut le développement de ses installations, ce fut au prix d’une recherche permanente de financements et l’action de bénévoles prêts à donner de leur temps.
En 1980, Beautheil bénéficie d’une aide attribuée à l’apiculture française et fait l’acquisition de 120 ruches peuplées et engage un employé chargé de mener un programme d’élevage.
En 1981, une association, l’AFAPI*, (Fédération Départementale, FNOSAD et SCA) gère le site.
3000 stagiaires ont fréquenté Beautheil venus de France et des cinq continents.

Notre visite 1- Le centre de présentation, c’est le pôle culturel et pédagogique du site, quasiment intact à ce jour avec ses trois étages d’exposition :
- au rez de chaussée, 5 cellules entourent un patio vitré avec chacune un thème particulier autour de l’abeille et des produits de la ruche.
- dans les étages, espaces d’exposition de matériel ancien et salle de conférence et d’exposition. 2- L’écomusée de plein air met en valeur une importante collection de ruches construites au XIXème et XXème siècle.

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Ecomusée Beautheil

Beautheil actuellement : c’est sans doute le manque de moyen d’hébergement (faute de financement) qui a freiné son développement mais aussi le départ des fondateurs André Regard et Jean Gaillard. Seules la FNOSAD [1] et l’AFAPI [2] restent en lice comme gestionnaires.

Ce 28 mai 2011, c’est notre ami Najim Farah, gardien des lieux, apiculteur et célèbre fabricant de pain d’épice qui nous reçoit. Il nous a facilité le service sur place d’un excellent couscous Marocain que les participants de ce voyage ont particulièrement apprécié. Merci Najim.

Jean-Baptiste Faÿ

Notes

[1] Association de Formation Apicole

[2] Fédération des Organisations Sanitaires Apicoles Départementales



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Dernière mise à jour du site : lundi 27 février 2017

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