Société Centrale d’Apiculture

Pollinisatrice et sentinelle de l’environnement, l’abeille est en danger. Protégeons-la !

La Société Centrale d’Apiculture (S.C.A.) a été créée il y a plus de 150 ans pour contribuer à la survie de l’Abeille, en luttant contre les pratiques apicoles ancestrales (étouffage) qui conduisaient pratiquement à détruire les colonies fortes et donc à favoriser la pérennité des souches génétiquement les plus faibles.

Reconnue d’utilité publique en Mars 1900, la S.C.A. a fortement contribué à l’interdiction de ces pratiques au début du XXe siècle.

Organisatrice de plusieurs expositions et congrès, elle est à l’origine de la création de nombreux groupements apicoles.

La S.C.A. qui s’est donné pour objectif la diffusion des connaissances scientifiques et leur vulgarisation, n’a jamais cessé sa mission de formation des adultes au Rucher École du Jardin du Luxembourg et plus récemment, des enfants au Rucher Pédagogique du Parc Georges Brassens.

Depuis plusieurs dizaines d’années, l’Abeille est menacée par les pesticides abondamment utilisés en agriculture intensive, et aujourd’hui par l’introduction dans notre environnement des plantes génétiquement modifiées (O.G.M.) dont les conséquences pourraient se révéler catastrophiques pour les insectes pollinisateurs et par voie de conséquence pour l’Homme.

La reconnaissance du rôle essentiel de l’Abeille dans les écosystèmes et dans la préservation des équilibres naturels est désormais au cœur des préoccupations de notre association.

Pollinisatrice et sentinelle de l’environnement, l’abeille est en danger. Protégeons-la !

en savoir plus…
abeilleProtégez-moi!
Diminuer la police Revenir à la taille par défaut Augmenter la police

Ruchers éloignés du domicile


Un intervenant du rucher école du Jardin du Luxembourg,m’a fait part d’ une question souvent posée par les auditeurs : comment gérer un rucher éloigné de son domicile ?

A sa demande, je lui livre mon humble expérience, persuadé qu’il en existe bien d’autres qu’il serait sans doute intéressant de découvrir.

Il y a plus de 30 ans, j’ai installé une dizaine de ruches sur un terrain m’appartenant dans l’ouest de la France, à exactement 530 km de mon domicile parisien.

La période d’hivernage qui dure au moins cinq mois, ne nécessite normalement aucune intervention à condition d’avoir pris quelques mesures de prévention :

- les supports de ruches sont solides. Le bois se dégradant au contact du sol, j’ai opté pour le parpaing qui est une solution fiable.

- les toits sont lourdement lestés. La région étant venteuse, le rucher a été protégé par une haie d’un mètre cinquante de hauteur sur trois côtés. L’ouragan de 1987 (200 km/h) n’y a causé aucun dégât alors que dans le voisinage immédiat une quarantaine d’arbres ont été soit déracinés soit brisés.

- en hiver un double toit en tôle ondulée protège efficacement les ruches contre la pluie. C’était le rôle joué autrefois par les niches dans les murs à abeilles.

Quand les beaux jours reviennent, la visite de printemps est impérative, suivie de la pose des premières hausses.

Quant à l’unique récolte elle a lieu au mois d’août et permet dans la foulée d’effectuer le traitement anti-varroa.

Et les essaims ? Des années de pratique m’ont permis de constater que quelques anciens corps de ruches installés à une cinquantaine de mètres du rucher dans un espace découvert, se peuplent d’eux-mêmes entre avril et juin à condition d’avoir pris les précautions suivantes : badigeonner l’intérieur du piège de propolis diluée dans de l’alcool et installer dans la partie centrale trois ou quatre cadres de hausse bâtis tandis que les cadres de corps également bâtis et ayant de préférence contenu du couvain seront disposés sur les côtés. Les abeilles s’installeront d’abord dans la partie vide sous les cadres de hausse… Tous les cadres utilisés sont bien entendu exempts de fausse teigne.

Si l’on connaît un peu la flore locale, un coup d’œil à la carte météo renseigne à distance sur l’activité des avettes.

La transhumance en apiculture existe et le berger des abeilles ne reste pas surveiller son cheptel. Néanmoins contre un ou deux pots de miel un aimable voisin jettera de temps en temps s’il le faut, un regard sur votre rucher. Ou mieux, c’est le cas depuis quelques années : un collègue apiculteur rencontré au cours d’une réunion apicole locale, intervient dans mon rucher quand c’est nécessaire…Alors ?

Yves Le Cunuder


Société Centrale d'Apiculture - Réalisation et conception Polygoon Design © 2008

Dernière mise à jour du site : vendredi 3 mars 2017

À propos de ce site - Sauf mention contraire, le contenu de ce site est sous contrat Creative Commons :
Paternité-Pas d'Utilisation Commerciale-Pas de Modification