Société Centrale d’Apiculture

Pollinisatrice et sentinelle de l’environnement, l’abeille est en danger. Protégeons-la !

La Société Centrale d’Apiculture (S.C.A.) a été créée il y a plus de 150 ans pour contribuer à la survie de l’Abeille, en luttant contre les pratiques apicoles ancestrales (étouffage) qui conduisaient pratiquement à détruire les colonies fortes et donc à favoriser la pérennité des souches génétiquement les plus faibles.

Reconnue d’utilité publique en Mars 1900, la S.C.A. a fortement contribué à l’interdiction de ces pratiques au début du XXe siècle.

Organisatrice de plusieurs expositions et congrès, elle est à l’origine de la création de nombreux groupements apicoles.

La S.C.A. qui s’est donné pour objectif la diffusion des connaissances scientifiques et leur vulgarisation, n’a jamais cessé sa mission de formation des adultes au Rucher École du Jardin du Luxembourg et plus récemment, des enfants au Rucher Pédagogique du Parc Georges Brassens.

Depuis plusieurs dizaines d’années, l’Abeille est menacée par les pesticides abondamment utilisés en agriculture intensive, et aujourd’hui par l’introduction dans notre environnement des plantes génétiquement modifiées (O.G.M.) dont les conséquences pourraient se révéler catastrophiques pour les insectes pollinisateurs et par voie de conséquence pour l’Homme.

La reconnaissance du rôle essentiel de l’Abeille dans les écosystèmes et dans la préservation des équilibres naturels est désormais au cœur des préoccupations de notre association.

Pollinisatrice et sentinelle de l’environnement, l’abeille est en danger. Protégeons-la !

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A la recherche du Frelon asiatique (Vespa velutina nigrithorax) à Paris et en Île de France


Aujourd’hui, tous les apiculteurs de France et de Navarre connaissent la menace que représente le Frelon asiatique (Vespa velutina nigrithorax) pour les colonies d’abeilles. Dans le grand sud-ouest de la France ce redoutable prédateur est passé à l’action depuis bientôt huit ans. Il gagne rapidement du terrain et l’on estime qu’il progresse d’une centaine de kilomètres chaque année. A Paris, une première alerte sérieuse a eu lieu voici deux ans lorsqu’un nid a été découvert au Blanc-Mesnil, dans la banlieue est de Paris.
Il se trouve que la commission consultative apicole créée par la Mairie de Paris pour travailler sur une harmonisation de la réglementation et de l’installation des ruches dans les lieux publics de la capitale s’est aussi inquiétée de l’arrivée prochaine de cet insecte. Il a donc été décidé, en coordination avec le Muséum National d’Histoire Naturelle (MNHN), de procéder en 2011 à une première campagne de piégeage afin de détecter sa présence éventuelle à Paris et dans la Région Île de France.
Un protocole a été proposé par le MNHN : il consistait à placer deux pièges dans chaque rucher sélectionné, l’un alimenté d’un appât constitué de jus de cirier l’autre d’un mélange de Picon, de bière et de jus de fruit concentré (type fraise). Les ruchers partenaires de l’opération ont été sélectionnés selon deux critères : d’une part leur bonne répartition sur l’ensemble du territoire et d’autre part leur gestion rigoureuse effectuée sous la responsabilité des organisations apicoles. Les pièges ont été mis en place pour une période allant de fin juillet à fin octobre. Ils devaient être relevés une fois par semaine pour récolter et identifier les insectes piégés et bien entendu pour réalimenter en appâts si nécessaire. L’association pour le développement de l’apiculture en Île de France (ADAIF) était la coordonnatrice de ce protocole tant dans la fourniture des pièges et des appâts que dans le recueil des informations.

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Pièges au rucher du Jardin des Plantes

Dès à présent on peut tirer quelques enseignements de cette première campagne de piégeage, avant que des conclusions plus globales ne soient réalisées parles participants et leurs organisations et le MNHN.
La SCA a participé largement à cet effort en proposant 6 des 16 ruchers qui sont entrés dans le protocole. Dans ces ruchers (certains à Paris, d’autres dans la proche ou la plus lointaine banlieue) il n’a pas été signalé de Frelon asiatique. Par contre, suivant les sites, de nombreuses guêpes ont été capturées ainsi que d’autres insectes comme des papillons (rares) et à certains moments beaucoup d’abeilles. Pour ces dernières, on peut imaginer que l’absence de floraisons abondantes à partir d’août, due pour partie à la « sécheresse du printemps » et à la précocité du cycle des végétaux, ait créé une forte disette, obligeant les abeilles à rechercher d’autres sources sucrées. Pendant les vacances, les équipes en charge des ruchers de la SCA ont su établir une présence régulière pour les relevés et la transmission des informations. Cette première expérience, sorte de phase de rodage des apiculteurs, a montré également quelques points de faiblesse (pièges défectueux, appâts …) qu’il sera bon de recenser pour une parfaite exécution du protocole lors des prochaines années.

Car ce frelon fait peser une grave menace sur les zones urbaines. Il faut savoir qu’en ville il trouve les conditions idéales pour se reproduire. En effet, il va profiter des nombreux arbres et de multiples points d’eau pour établir et développer son nid. Par ailleurs, avec l’accroissement du nombre d’individus en été (plusieurs milliers de larves et d’adultes), les besoins en protéines augmentent considérablement. Les ruches vont alors payer un lourd tribut. Les frelons vont aussi se rapprocher des humains et en particulier des marchés et autres lieux où les sources de protéines animales (viandes, poissons) sont facilement accessibles. Cette menace est également bien réelle pour les jardiniers, bûcherons et élagueurs qui peuvent se trouver en contact direct avec des nids et l’agressivité potentielle de leurs occupants.

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Piège au rucher du Jardin du Luxembourg

Une nouvelle campagne de piégeage préventif est mise en place pour l’année 2012. Le protocole est le même que celui utilisé l’an passé : même types de pièges et d’ appâts recommandés dans le protocole du MNHN. La période de piégeage est limitée aux mois d’août et septembre, c’est à dire au moments où les frelons ont le plus de besoins. La SCA participe bien entendu à cette campagne avec plusieurs ruchers et notamment ceux du Jardin du Luxembourg et du parc G. Brassens.

T.Duroselle


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Dernière mise à jour du site : vendredi 27 octobre 2017

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