Société Centrale d’Apiculture

Pollinisatrice et sentinelle de l’environnement, l’abeille est en danger. Protégeons-la !

La Société Centrale d’Apiculture (S.C.A.) a été créée il y a plus de 150 ans pour contribuer à la survie de l’Abeille, en luttant contre les pratiques apicoles ancestrales (étouffage) qui conduisaient pratiquement à détruire les colonies fortes et donc à favoriser la pérennité des souches génétiquement les plus faibles.

Reconnue d’utilité publique en Mars 1900, la S.C.A. a fortement contribué à l’interdiction de ces pratiques au début du XXe siècle.

Organisatrice de plusieurs expositions et congrès, elle est à l’origine de la création de nombreux groupements apicoles.

La S.C.A. qui s’est donné pour objectif la diffusion des connaissances scientifiques et leur vulgarisation, n’a jamais cessé sa mission de formation des adultes au Rucher École du Jardin du Luxembourg et plus récemment, des enfants au Rucher Pédagogique du Parc Georges Brassens.

Depuis plusieurs dizaines d’années, l’Abeille est menacée par les pesticides abondamment utilisés en agriculture intensive, et aujourd’hui par l’introduction dans notre environnement des plantes génétiquement modifiées (O.G.M.) dont les conséquences pourraient se révéler catastrophiques pour les insectes pollinisateurs et par voie de conséquence pour l’Homme.

La reconnaissance du rôle essentiel de l’Abeille dans les écosystèmes et dans la préservation des équilibres naturels est désormais au cœur des préoccupations de notre association.

Pollinisatrice et sentinelle de l’environnement, l’abeille est en danger. Protégeons-la !

en savoir plus…
abeilleProtégez-moi!
Diminuer la police Revenir à la taille par défaut Augmenter la police

Quand le sarrasin revient


15 juillet 2012 : Dans mon rucher du Finistère la récolte de l’année s’annonce médiocre. Mais le hasard a voulu qu’à cinq cents mètres de mes ruches d’immenses parcelles de sarrasin, couvrant environ huit hectares, débutent leur floraison.

JPEG - 286.2 ko
Champ de sarrasin
cliché Y. Le Cunuder

Un essaim enruché seul en juin commence à garnir sa hausse. Dans les jours qui suivent, dès le matin, des bataillons d’ouvrières se lancent à l’assaut de cette bourdonnante plaine blanche que je suis allé voir de près. Plusieurs abeilles par mètre carré s’activent en sautant rapidement de fleur en fleur. Celles-ci de couleur blanche donneront du blé noir, en breton ED DU. Certaines butineuses récoltent du pollen gris vert.

JPEG - 168.4 ko
Butinage
cliché Y. Le Cunuder

Avec cette manne providentielle une grande effervescence règne dans mon rucher à tel point que le 25 juillet un essaim sort d’une ruche et après un vol stationnaire va s’enrucher tout seul. Voir méthode de piégeage Abeille de France n°992 page 41. Cet essaimage me donne l’idée de profiter de cette miellée pour constituer trois ruchettes et la météo aidant - on parle de canicule en France - la fécondation des reines se déroule fort bien.

La floraison du sarrasin, semé en mai dure environ un mois et la récolte effectuée après le 15 août donnera en moyenne 15 kg de miel par ruche.

JPEG - 224.8 ko
Cadre et pot de miel de sarrasin
cliché Y. Le Cunuder

Les cadres de miel de sarrasin sont très faciles à désoperculer et à extraire.

Le miel de couleur sombre a un arôme particulier mais il est le meilleur pour la confection du pain d’épice.


Je me souviens d’une conférence donnée par le chercheur Guy Lemeunier en décembre 2003 au Pavillon Davioud et dont le sujet était : l’apiculture au 19e siècle. Il dit à un moment, en parlant de la cire, que le cierge pascal qui devait être blanc était réalisé à partir de la cire des abeilles qui avaient butiné le sarrasin…

La plante elle-même supportant les terres pauvres et granitiques a des tiges tellement serrées qu’elle est réputée pour nettoyer les sols, les mauvaises herbes ne pouvant se développer.

Les spécialistes diront que le blé noir n’est pas une céréale, certes, mais il donne et c’est l’essentiel, une farine bien blanche transformée en Bretagne en délicieuses et craquantes galettes.

1950 : Gamin, en été à la campagne, j’aimais écouter les abeilles butiner sur la rosée les parcelles de blé noir régulièrement semées à l’époque. J’entends encore, au moment de la moisson, le ronronnement régulier de la batteuse entourée de poussières odorantes ou pour des récoltes moindres, le bruit si particulier des fléaux s’abattant en cadence sur les tiges disposées sur une bâche sur une aire à battre. J’entends aussi, entonnée entre autres au cours des noces campagnardes une jolie chanson de Théodore Botrel dont les paroles disaient à peu près ceci :
« Ah ! Nulle bretonne n’est plus mignonne à voir,
Que la belle que l’on appelle Fleur de Blé Noir…
 »

Yves LE CUNUDER


Société Centrale d'Apiculture - Réalisation et conception Polygoon Design © 2008

Dernière mise à jour du site : lundi 18 septembre 2017

À propos de ce site - Sauf mention contraire, le contenu de ce site est sous contrat Creative Commons :
Paternité-Pas d'Utilisation Commerciale-Pas de Modification