Société Centrale d’Apiculture

Pollinisatrice et sentinelle de l’environnement, l’abeille est en danger. Protégeons-la !

La Société Centrale d’Apiculture (S.C.A.) a été créée il y a plus de 150 ans pour contribuer à la survie de l’Abeille, en luttant contre les pratiques apicoles ancestrales (étouffage) qui conduisaient pratiquement à détruire les colonies fortes et donc à favoriser la pérennité des souches génétiquement les plus faibles.

Reconnue d’utilité publique en Mars 1900, la S.C.A. a fortement contribué à l’interdiction de ces pratiques au début du XXe siècle.

Organisatrice de plusieurs expositions et congrès, elle est à l’origine de la création de nombreux groupements apicoles.

La S.C.A. qui s’est donné pour objectif la diffusion des connaissances scientifiques et leur vulgarisation, n’a jamais cessé sa mission de formation des adultes au Rucher École du Jardin du Luxembourg et plus récemment, des enfants au Rucher Pédagogique du Parc Georges Brassens.

Depuis plusieurs dizaines d’années, l’Abeille est menacée par les pesticides abondamment utilisés en agriculture intensive, et aujourd’hui par l’introduction dans notre environnement des plantes génétiquement modifiées (O.G.M.) dont les conséquences pourraient se révéler catastrophiques pour les insectes pollinisateurs et par voie de conséquence pour l’Homme.

La reconnaissance du rôle essentiel de l’Abeille dans les écosystèmes et dans la préservation des équilibres naturels est désormais au cœur des préoccupations de notre association.

Pollinisatrice et sentinelle de l’environnement, l’abeille est en danger. Protégeons-la !

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Le Rucher du Parc de la Roseraie


A l’initiative de ce projet, ont participé le Groupement de Défense Sanitaire des Abeilles du Val de Marne et de la Seine (GDSA du 94 et du 75), Sylvie Berline, conseillère municipale déléguée à l’énergie et au développement durable de la ville de l’Haÿ –les-Roses, le Conseil Général du Val de Marne, notamment Alain Blavat, Vice-président chargé de l’environnement et des espaces verts et Evelyne Maris-Bessou avec son équipe en charge des espaces verts du Val de Marne.

La ville de l’Haÿ-les-Roses bénéficie d’un parc boisé de 14 ha au sein duquel, il y a un siècle, Jules Gravereaux a créé une roseraie. Ce jardin extraordinaire invite à la découverte de plus de 16.000 rosiers qui illustrent 3.300 roses différentes.

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Roseraie

La Roseraie et son parc sont aujourd’hui gérés par le Conseil général du Val-de-Marne. Après de longs préparatifs et échanges techniques, une convention a été signée le 27 septembre 2012 entre le Conseil Général du Val de Marne et l’Association du Groupement de Défense Sanitaire des Abeilles du Val de Marne et de la Seine (GDSA du 94 et du 75), autorisant l’implantation d’un rucher.

Alors que je suivais les cours d’apiculture de la SCA (Société Centrale d’Apiculture) durant l’année 2012 au Rucher Ecole du Jardin du Luxembourg, cours enrichissants aussi bien sur le plan théorique que sur le plan pratique, j’ai appris par une conseillère municipale que le GDSA était depuis quelque temps à la recherche d’apiculteurs pour gérer le rucher et y implanter leurs propres ruches.
Elle me proposa dans la foulée de suivre le projet ce que j’entrepris avec grand intérêt. Bien que la convention fût signée et que plusieurs réunions aient eu lieu notamment pour définir le meilleur emplacement dans le parc, il fallut néanmoins une dernière réunion avec le Conseil Général, la Mairie de l’Haÿ-les-Roses, le GDSA et les apiculteurs pour peaufiner les dernières mesures à prendre : les dispositions légales comme le panneau « Attention abeilles » avec le numéro de l’apiculteur, la réalisation d’une clôture pour la protection du public avec un accès au rucher fermé par une porte, un panneau de communication, l’état des lieux à effectuer, et les mesures pratiques de fonctionnement du rucher comme l’examen des points d’eau, les emplacements des ruches, l’absence de pesticides dans les traitement des plantes, des roses au sein du parc.

Par ailleurs, la convention prévoit que les apiculteurs céderont à titre gratuit 10% du montant de la récolte à une association ou une œuvre caritative de leur choix.
Ils s’engagent également à participer à deux journées à thème organisées par les services départementaux et à organiser une journée de sensibilisation pour l’ensemble du personnel du parc (agents d’accueil, jardiniers, référent de parc).
D’autre part, bénéficiant d’un espace public, je pense qu’un apiculteur se doit de sensibiliser les enfants de la ville de l’Haÿ-les-Roses à la biodiversité. Une première discussion s’est engagée avec la municipalité pour préparer l’accueil d’enfants des écoles et leur faire découvrir les arbres du parc et l’apport essentiel des abeilles, outre la production de miel, de pollen, de gelée royale, de propolis : la pollinisation.

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rucher

Le rucher, qui comprend six ruches dont trois de type Dadant et trois de type Warré, a été mis en place mi mai 2013. Les deux apiculteurs en charge du rucher sont Arnaud Soulier et Guy Ducroux, tous deux membres du GDSA du Val de Marne. Ce rucher restera de petite dimension du fait de sa position dans un lieu public très fréquenté et nous espérons que nos abeilles profiteront des nectars et pollens de toutes ces merveilleuses plantations si bien entretenues dans le parc de la Roseraie.

Guy Ducroux avec la participation de Jacques Bloch
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Jules Gravereaux

Monsieur Gravereaux, de son prénom, Jules, fils d’un menuisier de Vitry-sur-Seine, rentre à 14 ans chez M. et Mme Boucicaut, propriétaires du Bon Marché. Il y fait carrière et… fortune jusqu’à sa retraite à 48 ans. _ En 1892, il fait l’acquisition d’une propriété à l’Haÿ qui devient alors la maison familiale. Monsieur Gravereaux, passionné de photographie, passe des heures enfermé dans sa maison à développer ses clichés. Souhaitant inciter son mari à sortir profiter du bon air, Madame Gravereaux demande à ce dernier de lui réaliser un jardin. Ainsi, naît l’idée du jardin de roses.
En 1894, Jules Gravereaux commence sa collection, ses hybridations et études de la reine des fleurs. Devant l’importance de sa collection (quelques 1 600 espèces et variétés de roses) et la difficulté qu’il a à organiser son jardin, Jules Gravereaux décide de faire appel à Edouard André, architecte paysagiste de renom, pour s’occuper de la mise en scène de ce qui deviendra la première roseraie au monde. Nous sommes alors en 1899.

Conseil Général du 94


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Dernière mise à jour du site : lundi 18 septembre 2017

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