Société Centrale d’Apiculture

Pollinisatrice et sentinelle de l’environnement, l’abeille est en danger. Protégeons-la !

La Société Centrale d’Apiculture (S.C.A.) a été créée il y a plus de 150 ans pour contribuer à la survie de l’Abeille, en luttant contre les pratiques apicoles ancestrales (étouffage) qui conduisaient pratiquement à détruire les colonies fortes et donc à favoriser la pérennité des souches génétiquement les plus faibles.

Reconnue d’utilité publique en Mars 1900, la S.C.A. a fortement contribué à l’interdiction de ces pratiques au début du XXe siècle.

Organisatrice de plusieurs expositions et congrès, elle est à l’origine de la création de nombreux groupements apicoles.

La S.C.A. qui s’est donné pour objectif la diffusion des connaissances scientifiques et leur vulgarisation, n’a jamais cessé sa mission de formation des adultes au Rucher École du Jardin du Luxembourg et plus récemment, des enfants au Rucher Pédagogique du Parc Georges Brassens.

Depuis plusieurs dizaines d’années, l’Abeille est menacée par les pesticides abondamment utilisés en agriculture intensive, et aujourd’hui par l’introduction dans notre environnement des plantes génétiquement modifiées (O.G.M.) dont les conséquences pourraient se révéler catastrophiques pour les insectes pollinisateurs et par voie de conséquence pour l’Homme.

La reconnaissance du rôle essentiel de l’Abeille dans les écosystèmes et dans la préservation des équilibres naturels est désormais au cœur des préoccupations de notre association.

Pollinisatrice et sentinelle de l’environnement, l’abeille est en danger. Protégeons-la !

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2006

Samedi 21 Janvier 2006 et Dimanche 22 Janvier 2006

Conditions à remplir pour garantir le succès en apiculture.

Panorama complet de la conduite de l’apiculture depuis l’abeille et la ruche jusqu’à la commercialisation du miel. Données actuelles concernant l’élevage des reines

Tous ceux qui connaissent la rigueur d’Annette et Jos Guth, ainsi que celle de leur allié Paul Jungels, seront heureux de cette importante remise à niveau des connaissances qui leur sera proposée durant ces deux jours.

Ceux qui n’ont pas encore eu l’occasion de suivre cet orateur passionné et passionnant, le découvriront avec un extrême intérêt.

Le nombre certainement très important d’apiculteurs désirant suivre ces conférences fera que nous ne pourrons pas utiliser notre salle habituelle du Jardin du Luxembourg. Cela nous amène à vous proposer un bulletin de pré inscription. Vos réponses nous sont indispensables afin de nous permettre de choisir une salle adaptée et, en conséquence, de calculer le coût de ces journées.

Le montant de la participation qui vous sera demandée n’étant pas encore connu, la pré inscription ne vous engagera en rien et vous serez totalement libres de confirmer ultérieurement quand vous aurez les conditions exactes. Conditions que vous retrouverez sur notre site Internet dans le courant du mois d’octobre.

par Jos GUTH éleveur de reines luxembourgeois.

2007

27 janvier 2007 : Professeur Martin Giurfa
Centre de Recherches sur la Cognition Animale - CNRS – UPS Toulouse

La danse des abeilles : un cas remarquable de communication animale.

Un bref rappel de la biologie de l’abeille, nous amène directement à l’apprentissage des abeilles quant à la localisation des zones de butinage.
Les travaux de Karl von Frisch sur les danses des abeilles nous introduisent dans le monde secret du premier langage non humain décodé.
Les danses circulaires ou frétillantes nous informent sur la distance, la direction. Des aides complémentaires : la lumière polarisée, le champ magnétique terrestre permettent à l’abeille d’affiner l’information.
Importance du flux optique dans l’estimation de la distance.
Dans cet ensemble communicatif : importance des vibrations qui seraient amplifiées par la structure des alvéoles et seraient perçues par des neurones situés au niveau des tarses.
Par ses vols d’orientation, l’abeille est capable d’acquérir des informations à propos de l’environnement. Elles se fabriquent une carte cognitive.
L’homme est capable d’apprendre aux abeilles.
Il peut s’en servir à des fins multiples.

2008

26 janvier 2008

Monsieur Paul SCHWEITZER, directeur du CETAM, (laboratoire d’analyses et d’écologie apicole) :

Produire du miel de qualité et le conserver, le miel de A à Z.

- produit alimentaire noble, vu sous ses aspects gustatifs et qualitatifs, mais aussi sous les feux des analyses et du microscope.

2009

Samedi 31 janvier 2009

Thierry DUROSELLE
Membre de l’équipe enseignante de la S.C.A.
Intervention dans le cadre du cours d’apiculture dispensé au rucher école du Jardin du Luxembourg

Plantes, Abeilles et Pollinisation

Un regard sur la pollinisation avec les points de vue de la plante, de l’abeille et de l’homme.

Natacha CALESTRÉMÉ –
Ecrivain environnementaliste - Réalisatrice pour France-Télévision
Présentation d’extraits de son film :

La disparition des abeilles. La fin d’un mystère.

Récemment présenté au festival du film d’environnement, ce documentaire est un bouleversant plaidoyer pour la défense de l’abeille. Il est construit autour d’un très grand nombre d’intervenants tant français qu’étrangers : scientifiques, apiculteurs et même représentants de l’industrie chimique. A voir absolument.
Le long débat prévu après le film sera animé par Natacha Calestrémé et Paul Bonnaffé.

Paul BONNAFFÉ
Apiculteur professionnel spécialisé dans l’activité de pollinisation.
Président du G.R.A.P.P.
Un des représentants de la filière apicole auprès des instances nationales et européennes.

Le conférencier nous exposera toutes les particularités de sa pratique apicole, les problèmes spécifiques à ce mode d’apiculture, les solutions apportées.
Il évoquera également ses travaux en coopération avec l’Institut de Recherche INRA de Montfavet (en particulier avec Bernard Vaissière)

2010

samedi 20 février 2010

Pesticides – OGM – Vespa velutina

Janine KIEVITS
Chargée de mission durant de nombreuses années à la fédération wallonne des associations environnementales, elle y a côtoyé les rouages administratifs qui gèrent notre environnement.
Au printemps 2009, cédant à sa passion pour l’abeille, elle a intégré complètement le CARI.
Elle nous fera partager sa connaissance des procédures permettant aux substances et produits phytopharmaceutiques de recevoir l’agrément de mise sur le marché et démontrera combien l’arrivée d’insecticides systémiques est venue rendre caducs les tests préalablement nécessaires à cette AMM.
Nous serons au cœur de l’actualité et nul doute que les débats qui suivront leurs interventions seront riches et passionnés.

Lilian CEBALLOS
Docteur en pharmacie – Consultant en Ecologie et Agrobiologie – Chercheur indépendant
Passionné par tout ce qui touche aux Organismes Génétiquement Modifiés, il est en mesure de vous faire pénétrer au plus profond de ces manipulations, ainsi que de vous faire percevoir les risques qui peuvent en découler. Il rédige actuellement un livre sur les alternatives agroécologiques à l’agriculture chimique et sur le développement d’une agriculture naturelle basée sur les processus écologiques.

Vespa velutina : autre point de l’actualité qui nous rattrape. Vous le savez certainement, un premier nid a été découvert et détruit cet automne en Ile de France. Que nous réserve 2010 ? A coup sûr une expansion plus grande sur le territoire français et surement d’autres localisations autour de nous.
Que faire en tant qu’apiculteur ? Que prévoient les pouvoirs publics qui, au-delà du problème apicole, vont avoir à gérer ce nouveau danger pour l’homme ?

Janine KIEVITS

Ces abeilles qui disparaissent

Cela fait presque vingt ans maintenant que les apiculteurs se plaignent d’anomalies et de pertes importantes dans leurs ruchers. Le phénomène le plus surprenant est la disparition des abeilles. Il coexiste avec d’autres formes de mortalités, que les maladies – la varroase notamment - expliquent partiellement mais à ce jour pas complètement, ni de façon satisfaisante dans un grand nombre de cas.
Pourquoi nos ruchers s’effondrent-ils ? La question pourrait être neutre ; elle ne l’est pas. Parmi les apiculteurs, nombreux sont ceux pour qui les pesticides sont sans aucun doute les coupables. Les insecticides de nouvelle génération, utilisés en traitement de semences, sont particulièrement visés. Les Etats, quant à eux, financent des études scientifiques qui mettent plutôt en relief l’impact des maladies. Entre les uns et les autres, la confiance est souvent rompue…
Pourtant la question ne devrait pas se poser : les pesticides agricoles sont en effet soumis, dès avant leur autorisation, à une évaluation de leurs effets sur l’homme et sur l’environnement, et des études relatives au risque pour les abeilles sont requises dans ce cadre. Ces études sont-elles suffisantes et adaptées ? Poser la question, c’est tirer sur un fil, et ce fil amène avec lui des questions qui dépassent de loin la problématique des abeilles. L’union européenne se donne-t-elle réellement les moyens d’administrer comme elle entend le faire, c’est à dire en assurant un haut niveau de protection de ses populations ? Comment définit-elle l’expertise à laquelle elle réfère dans ses décisions ?
L’abeille, espèce mythique dont la société reflète et questionne la nôtre, agit décidément comme un bien puissant révélateur…

Janine Kievits

Aujourd’hui chargée de mission CARI, après avoir travaillé douze ans pour une ONG environnementale (Inter-Environnement Wallonie, Belgique).
Apicultrice amateur depuis 20 ans, s’intéresse, dans le cadre de la problématique des mortalités d’abeilles, à l’évaluation des risques des pesticides pour les abeilles, au niveau européen principalement. Participe aux travaux de la Coordination apicole européenne qui réunit des Unions apicoles de plusieurs pays d’Europe avec pour but d’obtenir une meilleure protection des abeilles vis-à-vis des produits phytosanitaires.

Lilian CEBALLOS

Evaluation de la toxicité des PGM Bt pour les abeilles

Face à la généralisation des cultures transgéniques, il devient essentiel d’évaluer leur impact sur les insectes auxiliaires, et en particulier les abeilles. Leur rôle dans la pollinisation des plantes cultivées et sauvages constitue un service écologique indispensable pour l’agriculture. De plus, les plantes Bt produisent des toxines insecticides dans tous les tissus, ce qui expose les insectes cibles ou non cibles à la production continue de ces substances insecticides. Pourtant, plus de 10 ans après leur introduction, les études menées sur les abeilles n’ont pas permis d’éliminer avec certitude la possibilité d’un impact direct des PGM sur les abeilles. Au contraire, certaines études ont révélées que les plantes Bt ont des effets adverses sur certains organismes non cibles (Pilcher et al. 1997, Hilbeck et al. 1998, Losey et al. 1999, Pimentel & Raven 2000).

Les études menées sont souvent entachées de problèmes méthodologiques liés au protocole : nombre de ces études utilisent une toxine Bt (produite par E. coli) et non la toxine telle qu’elle est produite dans le maïs Bt. Les tests de toxicité directe sont inspirés des tests utilisés pour les pesticides : la durée de ces études est souvent très courte (10 jours) et ne permet pas d’évaluer l’impact des plantes Bt sur les différentes castes. Pour ces raisons, de nombreux auteurs estiment que seules des études à long terme dans le milieu naturel permettront d’évaluer les effets sub-létaux et chroniques qui peuvent rester masqués par ces protocoles insuffisamment longs et écologiquement irréalistes.

En bref, ces études doivent être réalisées avec la toxine activée du maïs Bt, elles doivent prendre en compte les spécificités des castes (nutrition, trophallaxie) et doivent se prolonger sur des périodes appropriées.

Lilian Ceballos

2011

samedi 22 janvier 2011

L’homme et l’abeille : 120 à 140 siècles d’histoire commune.

Nous avons essayer de réunir, en quelques heures, l’essentiel des connaissances historiques et des traditions apicoles avec l’un des pôles les plus avancés de la recherche sur le cerveau de l’abeille au XXIème siècle. Trois conférenciers occupent la tribune tout au long de cette journée.

Janine KIEVITS

Elle était parmi nous en 2010 en tant qu’ardente porte parole de la défense des abeilles et de la biodiversité sous toutes ses formes. En 2011, nous la découvrons dans un registre très différent, celui de l’histoire de l’apiculture au travers des mythes développés par la quasi totalité de nos sociétés humaines envers l’abeille. Gageons malgré tout que si l’actualité apicole l’impose, elle saura nous tenir informés des derniers développements.

Jean-Paul BURDY

Maître de conférences d’histoire à la faculté de Grenoble, mais aussi apiculteur.

Nous avons fait sa connaissance lors de notre voyage en Slovénie en juin dernier.

Sa présentation d’éléments de l’histoire de l’apiculture nous a enchantés et nous sommes heureux de lui donner l’occasion de développer plus largement ses connaissances.

Ces deux conférenciers seront parfaitement complémentaires.

Martin GIURFA

Directeur du Centre de recherche sur la Cognition Animale - Université de Toulouse

A chacune de ses conférence il rend accessible ce domaine de la recherche fondamentale sur le cerveau de l’abeille qui nous semble si inaccessible. Les derniers résultats dévoilés nous montreront combien cette recherche peut être proche de la réalité pathologique. La recherche mise à notre portée.



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